D'abord.
Ensuite, je suis découragée. Je viens de créer mon article lorsque "click", ma page disparaît. Hop, on recommence tout, à zéro, à un, ça, c'est comme on veut, comprenez-le bien. Ca ne me dérange pas plus que ça; au contraire, je peux mûrir mon texte. Comme le vin qui se bonifie avec l'âge.
God put a smile upon your face. Cette phrase a plus que du sens pour moi. Je ne suis pas croyante mais j'en suis plus heureuse; je le connais, moi, mon God. Je me comprends, vous savez bien. A qui je parle? 'Vous', ça peut être des gens si bien définis, mais aux contours flous. Ca peut être un 'tu', mais dans ce cas je n'écrirais pas ce que j'ai à dire ici. Ca peut être un 'je', mais ça serait pousser le bouchon de l'egocentrisme assez loin. Je ne dirais jamais 'Je vous aime'. Trop impersonnel, trop imprécis. Chaque Amour envers une personne est unique, une généralité n'est pas envisageable. Quelle sottise!
La vie n'est une maladie longue et mortelle. Tant mieux, car j'aime cette maladie, je m'en envire moi, de la vie. Je la sens, je la vois, elle est palpable, je vis à du 1000 à l'heure dès que je peux; comme une turbine qui surchauffe, qui ronronne, trop bruyante mais tout aussi entraînante. Je ressens un besoin ((maladif)) d'observer les gens. D'analyser. Les décortiquer, jusqu'à mes/leurs limites. Certains sont plus ouverts, d'autres non, tant pis. Je ne le fais pas avec tout le monde. C'est très fatiguant, et c'est là que je découvre que les nouveaux-nés ne doivent pas avoir facile. Evidemment, aucun ne s'en souvient, personne n'est là pour l'expliquer, mais nous avons cette trace en nous. Les cinq sens se réveillent, tout va très vite; un tourbillon de couleurs, d'odeurs, de gestes, de sons; des regards. Qui en disent long. J'aime regarder dans les yeux des gens. Y plonger les miens, et regarder. Respirer; sentir parfois. Je les comprend souvent mieux que s'ils me parlent, cela sans le savoir. Une âme soeur, c'est quelqu'un qui vous comprend sans qu'il y ait un besoin de parler. Quelqu'un qui, même après quelques mois, sait toujours vous faire frissonner de plaisir lors du contact de la peau. Qui, justement, plonge son regard dans l'autre, et y lit comme un livre ouvert. Et on communique; des étincelles dans les yeux, des brasiers, éternellement en flammes. Quelque fois, je me demande si les gens me connaissent bien, telle que je suis. Je pense qu'une seule personne me cerne, exactement, et de plus en plus précisément. En vrac. J'ai envie de marcher pieds nus dans du gazon vert, au soleil qui me chaufferait le dos, avec une petite brise dans mes ((longs)) cheveux blonds, et Coldplay dans les oreilles.
Une note, deux
notes, et je m'emporte. Le plus profond de moi émerge lorsque je joue une flopée de notes illisibles. Pour moi, elles ont du sens. Elles me parlent; en échange, je les joue du mieux que je peux. Au mieux que joue, au plus accro que je suis, au plus ces notes s'emmêlent; je fredonne de plaisir en revenant du cours. Un plaisir qui est unique, il n'est qu'à moi - en moi.